Le déficit de la mousson en Inde a laissé les précipitations 12,6 % sous la moyenne de longue période en 2026, suscitant des inquiétudes quant à la disponibilité de l’eau pour les cultures d’hiver au début des semis de blé. Ce déficit est survenu dans un contexte de fort phénomène El Niño.

Points clés à retenir

  • Les précipitations ont été inférieures d’au moins 20 % à la moyenne de longue période dans 43 % des 740 districts météorologiques de l’Inde.
  • Les semis de blé couvraient 11 000 hectares, soit moins de la moitié de la superficie enregistrée à la même période un an plus tôt.
  • Les volumes de biens de consommation en zone rurale ont diminué de 5 % sur un an au deuxième trimestre.

Déficit de la mousson en Inde et situation des cultures

La mousson du sud-ouest apporte 70 % des précipitations de l’Inde. Son déficit a été particulièrement marqué dans la péninsule indienne, où les précipitations ont été inférieures de 17 % à 32 % à la moyenne de longue période.

La faible humidité des sols et les niveaux bas des réservoirs pourraient limiter les cultures rabi, la saison de culture hivernale qui comprend le blé, la moutarde, les lentilles et le chana. Près de la moitié des 316 grands réservoirs étaient décrits comme à sec dans les États du nord, du sud et de l’est.

Le chiffre des semis de blé correspond à une mesure en début de saison, et non à une mesure définitive des superficies ensemencées. Le riz paddy, le soja et le maïs figurent parmi les cultures kharif, ou de saison des pluies, exposées au déficit de précipitations.

La demande rurale était déjà faible

Les volumes de biens de consommation ont diminué de 2 % sur un an au deuxième trimestre, avec notamment un recul de 5 % en zone rurale. Les ventes en gros de tracteurs en septembre étaient inférieures de 18 % à leur niveau de l’année précédente.

L’alimentation représente une part plus importante des dépenses des ménages ruraux, ce qui fait de la fermeté de l’inflation alimentaire un frein à leur capacité de dépense. Ces chiffres ne permettent pas d’établir quelle part du recul des ventes de biens de consommation ou de tracteurs est imputable à la mousson.

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