Aux Philippines, des promoteurs exhortent le gouvernement à envisager une aide au logement pour les acquéreurs à faibles revenus. Les contributions des promoteurs contribueraient à financer des mensualités de prêt réduites, en remplacement de certaines obligations en matière de logements sociaux.

Points clés

  • La CREBA propose que les promoteurs versent à Pag-IBIG des contributions non récupérables, lesquelles serviraient à financer des bonifications d’intérêts pour les emprunteurs admissibles.
  • L’association souhaite que ces contributions soient prises en compte dans les obligations des promoteurs en matière de logement équilibré, sous réserve de l’approbation du gouvernement.
  • Les promoteurs demandent également à pouvoir accéder aux fonds issus des ventes sur plan, sous réserve d’un suivi et de contrôles fondés sur les étapes de construction.

Fonctionnement de l’aide au logement proposée

La Chamber of Real Estate and Builders’ Associations (CREBA) a présenté ses propositions lors de sa 53e convention nationale, qui s’est tenue à Cebu City du 21 au 23 octobre 2026. L’association a indiqué avoir soumis ses recommandations au Department of Human Settlements and Urban Development, au Pag-IBIG Fund et au Bureau du président.

Selon Noel « Toti » Cariño, président de la CREBA, dans le cadre du programme proposé de subvention directe des intérêts aux bénéficiaires, les promoteurs verseraient à Pag-IBIG des contributions non récupérables, qui serviraient à financer des bonifications d’intérêts pour les emprunteurs admissibles au logement social.

À titre d’exemple illustratif, la CREBA a indiqué que ce dispositif pourrait faire passer les mensualités de prêt d’environ ₱4 800 à ₱2 800. Il s’agit de projections, et non d’avantages relevant d’un programme existant. La proposition nécessiterait l’approbation du gouvernement ainsi que l’adoption de règles relatives au financement, aux critères d’admissibilité et à la mise en œuvre.

ÉlémentDétails
Promoteurs de lotissementsLogements sociaux équivalant à au moins 15 % de la superficie ou du coût du projet de lotissement.
Promoteurs de condominiumsLogements sociaux équivalant à au moins 5 % de la superficie ou du coût du projet de condominium.

Obligations actuelles des promoteurs

La loi de la République n° 10884 impose aux promoteurs de lotissements et de condominiums de fournir des logements sociaux, selon une proportion de la superficie ou du coût de leurs projets. Les autres options existantes comprennent la construction de logements dans de nouvelles zones d’habitation, les coentreprises et la participation à des projets relevant du nouveau programme de prêts hypothécaires communautaires.

La CREBA souhaite que les contributions au programme d’aide proposé soient ajoutées aux options permettant de se conformer aux obligations. Elle affirme que le coût élevé des terrains et de la construction, ainsi que les plafonds de prix des logements sociaux, rendent la conformité difficile pour certains promoteurs. Elle s’interroge également sur la construction de logements dans des endroits où la demande est limitée ou que les bénéficiaires visés pourraient avoir du mal à s’offrir.

Fonds issus des ventes sur plan et préoccupations relatives à la conformité

La CREBA a également demandé au ministère du Logement de réexaminer les règles relatives aux autorisations temporaires de vente. Ce cadre prévoit que les fonds issus des ventes sur plan soient placés sous séquestre afin de protéger les acquéreurs lorsqu’une autorisation temporaire n’est pas remplacée par une autorisation définitive.

L’association soutient que les restrictions d’accès à ces fonds pourraient limiter le financement de la construction et la trésorerie. Elle propose que les fonds ne soient débloqués que pour les projets qui les ont générés, sous réserve du suivi des banques et du ministère du Logement, ainsi que de la vérification des étapes de construction.

La CREBA a également averti que l’expiration d’un moratoire en février 2027 pourrait entraîner des réexamens de la conformité aux obligations en matière de logement équilibré pour des projets remontant à 2017. Elle a recommandé d’exempter les projets couverts par certains accords antérieurs. Les agences gouvernementales doivent encore confirmer la portée juridique de l’avis pertinent du ministère de la Justice et l’étendue des éventuels réexamens.

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