Des pannes de sites web néerlandais liées à des vulnérabilités critiques de sécurité PHP ont touché plus de 100 municipalités, provinces et offices des eaux, a rapporté l’agence de presse néerlandaise ANP, selon un article de BusinessLine publié le 22 octobre. La perturbation s’est étendue à des institutions nationales, tandis que des gouvernements et des universités européens restreignaient l’accès à leurs sites web afin d’évaluer leur exposition.
À retenir
- L’ANP a relié les perturbations touchant plus de 100 collectivités locales néerlandaises à leur utilisation des logiciels du fournisseur Notubiz.
- Les sites web de la Chambre des représentants des Pays-Bas et du Centre national de cybersécurité étaient inaccessibles à 14 heures, heure locale.
- Les développeurs de PHP ont indiqué que des correctifs avaient été publiés mercredi, tandis que Cloudflare a fait état de premières tentatives d’exploitation des vulnérabilités.
Table des matières
- Les pannes de sites web néerlandais mettent en évidence les risques liés aux fournisseurs communs
- Les restrictions prises par précaution s’étendent au-delà des Pays-Bas
- Des correctifs sont publiés alors que des tentatives d’exploitation apparaissent
- Conclusion
Les pannes de sites web néerlandais mettent en évidence les risques liés aux fournisseurs communs
Les municipalités, provinces et offices des eaux concernés utilisent un service fourni par Notubiz, selon l’ANP. Sur son site web, Notubiz indique compter 254 collectivités locales néerlandaises parmi ses clients, mais l’article n’a pas établi que tous ses clients étaient touchés. L’entreprise n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.
Par ailleurs, les sites web de la Chambre des représentants des Pays-Bas et du Centre national de cybersécurité étaient inaccessibles à 14 heures, heure locale. L’article n’a pas désigné Notubiz comme fournisseur de ces institutions nationales.
Les restrictions prises par précaution s’étendent au-delà des Pays-Bas
Le gouvernement finlandais a déclaré qu’il mettait hors ligne, par précaution, tous ses services internet accessibles au public. Certaines universités en Allemagne et en Autriche ont également retiré leurs sites web, notamment l’université de Fribourg et l’université de Vienne.
Le Centre national de cybersécurité du Royaume-Uni a conseillé mercredi aux organisations de recenser les systèmes utilisant PHP, de rechercher toute activité malveillante et d’envisager de les mettre hors ligne jusqu’à ce que les vulnérabilités puissent être corrigées. Ces interruptions étaient des mesures de précaution et ne prouvaient pas que toutes les institutions concernées avaient subi une violation de sécurité.
Des correctifs sont publiés alors que des tentatives d’exploitation apparaissent
Les responsables de la maintenance de PHP ont déclaré mercredi avoir publié des mises à jour corrigeant les deux vulnérabilités et ont exhorté les utilisateurs à les installer immédiatement. Un responsable de la Maison-Blanche a indiqué que le gouvernement américain coordonnait le déploiement du correctif avec les agences fédérales et les entreprises technologiques.
Le directeur technique de Cloudflare, Dane Knecht, a déclaré que l’entreprise avait observé de premières attaques tentant d’exploiter les failles et qu’elle avait mis en place des protections pour les clients utilisant sa technologie.
Recenser tous les systèmes exposés pourrait compliquer la réponse. La société de cybersécurité Huntress a indiqué que PHP alimente des sites utilisant WordPress, Drupal, Joomla et Magento, et qu’il peut aussi être intégré à des logiciels qui ne signalent pas qu’ils utilisent ce langage.
Conclusion
La perturbation aux Pays-Bas montre comment un service logiciel partagé peut étendre une réponse de sécurité à de nombreux organismes publics. Bien que des correctifs aient été publiés, l’article n’a fourni aucun calendrier pour le rétablissement des sites web concernés.
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